Le microscope électronique à balayage : plonger dans l’invisible
- Victor Sabet
- 27 août 2025
- 1 min de lecture
La grande machine que vous voyez à nos côtés n’est pas un META ni un MOLP… mais un microscope électronique à balayage (MEB).
Sa particularité ? Observer l’infiniment petit sans lumière. Ici, ce ne sont plus les photons mais des électrons qui révèlent les détails les plus infimes. Résultat : des images en trois dimensions, d’une précision spectaculaire.
Exemple ci-contre : la surface d’un sporophore de mérule. On y distingue une véritable montagne de spores et, juste à côté, deux spores encore attachées à leur baside — l’organe qui les produit de façon sexuée chez les basidiomycètes.
Lorsqu’elles arrivent à maturité, les spores sont projetées grâce au fascinant phénomène de la goutte de Buller : une minuscule goutte d’eau se forme par condensation, fusionne avec un film liquide, puis catapulte la spore en une fraction de milliseconde.
👉 Vitesse : 1 à 2 m/s👉 Accélération : jusqu’à 10 000 gL’un des phénomènes biologiques les plus rapides connus à ce jour.
Travailler avec un tel instrument est un vrai privilège. Chaque observation est un petit événement, tant les images obtenues sont spectaculaires. Nous avons déjà eu l’occasion d’y passer de nombreux échantillons d’ILX et de champignons.
Et vous, qu’aimeriez-vous découvrir sous un MEB ? Si nous l’avons déjà photographié, nous serons ravis de partager le cliché avec vous.




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