Mérule : le détail discret qui annonce des dégâts majeurs
- Victor Sabet
- 2 janv.
- 1 min de lecture
Les champignons du bâtiment ne se manifestent pas toujours de manière spectaculaire. Bien au contraire : dans de nombreux cas, les premiers signes passent totalement inaperçus lors d’une visite classique. Une peinture qui s’écaille, une teinte brunâtre sur une boiserie, un bâti de porte qui semble simplement « ancien »… autant d’indices que l’on a tendance à banaliser.
Pourtant, ce type de dégradation peut correspondre à une pourriture cubique, typique de certains champignons lignivores comme la mérule. Le bois se fragmente alors en blocs anguleux, conséquence directe de la dégradation de la cellulose. Ce type d’altération est un signal d’alerte fort, qui justifie une analyse approfondie en laboratoire mérule afin d’identifier précisément l’agent biologique en cause.
Le principal risque réside dans l’accumulation de petits détails ignorés. Avec l’expérience, on sait que certaines situations constituent des points d’entrée privilégiés pour le développement fongique : boiseries déformées, peintures cloquées, bois stocké en cave, fuites de gouttières ou de chéneaux, logements restés longtemps inoccupés… Pris isolément, ces éléments peuvent sembler anodins ; combinés, ils créent des conditions idéales pour une colonisation rapide.
Agir tôt permet d’éviter des dégâts structurels importants et des coûts élevés. Une identification fiable, basée sur des analyses en microscopie et en biologie moléculaire, permet d’adapter les décisions techniques. Le tarif analyse mérule reste sans commune mesure avec les conséquences d’un diagnostic tardif.
Les champignons n’attendent pas. Lorsqu’ils s’installent, leur progression peut être rapide
et silencieuse.




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